Que sont nos données devenues ?

Avant l’arrivée des ordinateurs en 1946, les seules données personnelles que nous consignions quelque part étaient notre état civil et notre filiation qui étaient conservés à l’église puis plus récemment à la mairie du village. Il y avait bien les registres de la congrégation militaire, les archives des tribunaux et de quelques entreprises, hôpitaux ou écoles, mais pas grand chose d’autre.

Avec Internet en 1983 et le Web en 1990, c’est une multitude de données personnelles qui sont conservées par les entreprises et les administrations. Ces données concernent notre identité, notre biométrie, notre famille, notre travail, notre habitat, notre vie sociale et associative, nos biens, nos habitudes, nos goûts, nos centres d’intérêts, nos usages, nos achats, nos projets, nos envies, nos déplacements, notre navigation, notre santé, etc.

Ces données peuvent être utilisées pour la recherche scientifique mais la plupart du temps ces données sont capturées à notre insu et utilisées à des fins que nous réprouvons : sollicitations non désirées, harcèlement commercial, spamming, surveillance, etc. L’affaire  Prism a dévoilé l’efficacité avec laquelle la NSA pouvait exploiter ces données à des fins d’espionnage. Ces données que l’on agrège dans des bases gigantesques appelées Big Data qui font l’objet de toutes les  convoitises notamment pour le marketing et le e-commerce.

Certaines données personnelles sont dites « sensibles » et doivent être scrupuleusement protégées. Il s’agit des informations concernant l’origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, l’appartenance syndicale, la santé ou la vie sexuelle.

Les données personnelles ont une valeur croissante avec l’évolution de la capacité prédictive des logiciels qui les exploitent. Elles sont vendues et revendues, fusionnées, segmentées, recoupées. Ce nouvel or noir fait la fortune des grands acteurs de l’Internet tels que Google, Apple, Facebook, Amazon, Ebay, etc.

Le CRM, ou « Gestion de la Relation Client », règne en maître sur le Big Data.

La confidentialité n’est pas respectée et cela menace les libertés individuelles. La réputation des personnes est diluée sur internet sans aucune maîtrise. La relation avec les sociétés commerciales et les administrations est déséquilibrée au détriment du consommateur et du citoyen. C’est l’objet du VRM, ou « Gestion de la Relation par le Consommateur et le Citoyen », que de réintroduire un équilibre dans cette relation. Il est temps de reprendre le pouvoir sur nos données.

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2 commentaires pour Que sont nos données devenues ?

  1. JF dit :

    Certes, mais où en est le VRM et comment ça marche?

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